Un « 20 » exceptionnel
Les membres de l'établissement peuvent l'applaudir. Mary Sterb a réussi une performance rare. (PHOTO D.F)
«J'ai mis un bon quart d'heure à réaliser ce qui m'arrivait », sourit Mary Sterb. Il y avait de quoi. À 16 ans et demi, la jeune fille a décroché son bac scientifique avec une moyenne générale de 20/20. Autrement dit, elle a tutoyé l'excellence.
Armés d'un tel résultat, certains auraient tendance à sauter dans tous les sens, tels des cabris dans les Alpages. Ou alors à « se la péter » un peu.
Mais foin de tout cela pour la jeune fille, qui a passé sa scolarité, depuis l'an 2000 - et le CE2 - au sein de l'institution Saint-Louis de Pont-l'Abbé-d'Arnoult (1).
Elle a su garder la tête sur les épaules. « Le résultat fait forcément plaisir. Je ne m'y attendais pas du tout. On espère toujours avoir les meilleures notes possibles, mais atteindre une moyenne de 20 n'était vraiment pas mon but », dit-elle simplement.
Une élève brillante
Mary Sterb a obtenu la note suprême en Sciences de la vie et de la terre (SVT), Maths, chimie, histoire-géographie et allemand. « Obtenir 20 en maths, par exemple, cela peut arriver, mais en histoire-géographie c'est extrêmement rare », souligne Claude Tardy, le directeur de l'établissement.
Le reste tourne autour de 18 ou 19 points. « Sauf en sports, j'ai eu 12. Ce n'est pas mon truc », rigole-t-elle. Un détail face à l'ensemble.
Si le résultat final a dépassé toutes ses espérances, le carton réalisé par Mary Sterb ne vient pas de nulle part. La jeune fille est une élève brillante depuis son plus jeune âge. En maternelle, elle était passée de la moyenne à la grande section lors de la même année scolaire.
Elle avait ensuite récidivé au collège, glissant de la 6e à la 5e dès la Toussaint. « Je n'ai vraiment pas aimé le collège et surtout la mentalité des collégiens », confie-t-elle. Question de maturité.
Mary n'a, en revanche pas connu d'obstacle au lycée, malgré l'écart d'âge qui pouvait exister avec ses camarades. « Ça s'est bien passé en Seconde et j'ai réellement été passionnée par l'enseignement en 1re et en terminale », lâche-t-elle.
Rêve d'avenir
Tellement passionnée que tout au long de cette année, elle s'est baladée avec une moyenne de 17,5. « C'est dire si, pour elle, nous n'envisagions pas l'échec au bac », insiste Claude Tardy. Pourtant, « je travaille oui, mais je ne suis pas du genre à passer ma vie à cela », lance-t-elle. Son secret, « travailler régulièrement tout au long de l'année et savoir s'aérer la tête. »
Ses soupapes de sécurité sont l'équitation, la voile, la lecture et un amour immodéré pour le théâtre.
Alors le bac, elle l'a abordé sans stress superflu. Toutefois, même quasi certaine de décrocher le précieux sésame, elle a tenu, mardi matin, à aller voir les résultats affichés. « Il y avait tout de même une petite angoisse. Et puis c'était aussi le moyen de partager celle des autres », avoue-t-elle.
Aujourd'hui, diplôme en poche, Mary Sterb se tourne vers son avenir. « Je fais faire une prépa biologie-chimie- physique. Je suis acceptée à Poitiers et je suis en attente d'un internat à Bordeaux. Mon rêve, depuis longtemps, est de faire de la recherche de paléo-anthroplogie.
Cela passe par l'École normale supérieure de géologie ou alors rattraper, ensuite, une fac », conclut-t-elle.
(1) L'institution Saint-Louis présentait 83 élèves au bac. 75 l'ont obtenu du premier coup, soit une moyenne de 90,36 % de réussite. 47 élèves ont reçu une mention.
